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mercredi 16 décembre 2009

Le dernier jour

C'était hier...

La patate en arrivant au boulot pour ce dernier jour... Bien décidée à faire rentrer mes 6 années de vie commune dans un petit carton comme les américains des séries télé... J'ai la chanson de Buddy Holly, "That will be the day", dans la tête (celle qui me rappelle le spectacle de Peach vu avec Maud à Amberieu il y a bien longtemps et qui, malgré nos déboires depuis, reste un bon souvenir). C'est cool ! C'est un 'ti peu ironique comme chanson : "You said you gonna leave but you know it's a lie" et "that will be the day when you'll make me cry". Avec ça Rebec' et moi on va pouvoir rire jaune tranquilloutes sans verser dans le pathos.

D'ailleurs je commence d'entrée de jeu : sitôt arrivée je pose mes clés sur le bureau de Christine en lançant un "Bon ! J'vous fout la mort tout de suite, comme ça c'est fait : je vous rend mes clés !" et je file dans mon bureau après avoir recueilli les regards marrons (noirs et jaune, quoi) des deux filles !

Ouais, du rockabilly c'est bien pour faire son p'ti carton : ça fout pas trop la mort !

Et hop, hop : le carnet d'adresses pro, les mémo AutoCad, mes affiches anti-fautes d'orthographe, mes zoulies images sur les murs...
Un p'tit tour coté ordinateur : les mails sont déjà transféré par imap sur mes boites gmail depuis 15 jours, il ne reste que les derniers de cette semaine. Je termine de lire les excellents blogs de Thecle et d'Eliza qui occupent les onglets de mon Firefox avant d'effacer les traces de mes surfs des deux navigateurs. Je tchatouille deci-delà sur Facebook...

Ouais, le rockabilly ça va bien un moment... mais... c'est un p'tit peu saoulant au bout d'une heure et demi !
Qu'est ce que je vais bien pouvoir m'écouter ? Aller, histoire de pas se fatiguer, je vais piocher dans mes playlist : au moins je suis sûre que ça me plaira.
- "Grosses guitares" ? Non ! Après mon trip "Aldebert" d'hier soir, le contraste serait trop rude. Et j'ai pas envie de métal.
- "Toute la journée" ? Non plus, c'est trop éclectique et j'ai pas envie de tomber sur de la techno.
- Aller, c'est parti pour "Du calme" ça commence par du Aldebert justement, pis d'ici que je tombe sur "l'île Hélene", un Volo ou sur Abd Al Malik j'ai le temps... Et de toute façon j'ai la patate !

Aller hop, hop, on continue : transférer tout mon dossier perso sur le DD externe, récupérer aussi les photos, fonds d'écrans et autres images cachées dans le Documents and Settings.
A petit retour au rangement physique : je retombe sur le jeu des grenouilles auquel on avait tenté de jouer avec Rebecca entre midi et deux il y a 3-4 ans, les lys en origami, les fiches de vocabulaire que je faisais une fois par semaine pour amuser (et cultiver) la galerie du temps où j'avais encore le goût au boulot.

Ah, tiens, que cette intro est douce à mes oreilles... "No Surprises" de Radiohead !

Mais pourquoi j'ai comme un mauvais pressentiment sur la suite de mon moral ? Ah bah oui, juste derrière il y a "Little Girl Blue" de Janis Joplin. Ah ouais, quand même ! N'oublions pas que c'est LA chanson que j'avais décidé qui passerait le jour de mon enterrement (Et oui David, tu n'est désormais plus le seul à être le détenteur de ce secret... Et non, je n'ai pas oublié que pour toi c'est "dans les yeux de ma mère" de Arno !) Là non, hors de question que je plonge toute seule dans un trip nostalgie. Et pis Rebecca est aussi réceptive à Janis que moi : je file lui mettre ma playlist sur son ordi.

Pas besoin d'en rajouter, nous sommes dans les bras l'une de l'autre, les larmes aux yeux (sous les yeux ébahis de Christine et de Sébastien) ! Par fierté, par pudeur... et parce que le boulot, lui, n'attend pas, nous replongeons chacune rapidement à nos occupations... Mais le mal est fait : Janis repasse en boucle, deux, trois, quatres fois sur mon PC. Le "Woman left lonely" me hérisse le dos comme à chaque fois !

Quelques minutes plus tard, Stéphane vient s'enquérir de savoir si nous avons règlé la paperasse avec Christine : si le solde tout compte est bon, si j'ai bien toutes les attestations nécéssaires,... Je l'informe qu'on se réserve cette partie de plaisir pour la fin de matinée avec Christine.

J'ai à peu près terminé de rassembler mes affaires. Je débranche ma lampe de bureau et la glisse à la place que je lui réserve depuis le début dans la cagette. Le bureau fait tout vide d'un coup !

Stéphane repasse... "Les papiers, c'est bon ?" "Non, toujours pas... mais on verra ça à 11h et quelques Stéphane, ne vous inquiétez pas." "Bon, bon."

5 minutes après, il est à nouveau dans mon bureau. "Bon, heu, faut que j'y aille là ! Vous repasserez de toute façon ?" "Oh bin oui, j'viendrais vous faire coucou de temps en temps." "Bon, bin ça va alors : à bientôt !" et il part ! J'ai juste eu le temps de lui glisser un "Merci" avant qu'il ne disparaisse totalement du bureau. (Oui, vous me manquerez, Stéphane. Oui vous étiez le meilleur patron que j'ai connu malgré ce problème cruel de communication. Oui je me suis fais plaisir tout au long de ces 6 années. Oui, c'est ainsi que ça fini, avant que nous nous détestions pour de vrai à force de trop de cohabitation. Oui... Vous allez me manquer !) Même pas une bise ! Rien ! Arfff, Stéphane et la communication. Je n'en attendais pas moins de sa part.

C'est au tour de Catherine de partir manger. Salutations joviales. Elle sait que je repasserai... et est persuadée que ma nouvelle vie à la maison sera agréable.

Et puis arrivent les papiers en question. Christine armée du solde tout compte, de la feuille Assedic, de l'accord de prolongation de la mutuelle, etc...
Signatures, photocopies, vérification... Enfin... dans l'autre sens en fait : vérifications, signatures, photocopies... Tout est en ordre... et pis je suis candide moi. Si c'est le cabinet de compta qui s'est arraché les cheveux dessus, je fais confiance.

Elle n'est pas revenue avec les seules photocopies de fin de contrat. Quatres enveloppes : deux pour les étrennes des enfants de la part de la société, une carte signée par mes futurs-ex-collègues et une carte bon d'achat chez Virgin de la part desdits collègues.
Le moment est solennel, Rebecca et Sebastien sont venus avec Christine accompagner leur petit mot d'une chaude bise.

Merci. Merci.

L'émotion est là... mais bien contenue ! Tout va bien, on gère !
Et pis aller, hop, assez trainé, il est temps d'aller chercher mes enfants chez Ouazna.
Malgré tout je traine en route... Une discussion qui n'a rien à voir à finir, un tech qui passe et à qui je souhaite un bonne fin d'année, une petite blagounette encore,... Aller, file Mariette ! Il faut que tu apprennes à partir !

Je recroiserai vite fait Christine, sortant des toilettes, les yeux bien plus rouges que d'hab'. Alors ainsi je ne serais pas la seule à essayer de jouer la forte ??!!

Vite, vite, partir... avant que ma façade ne s'écroule.

Voiture. Musique à fond. Il me semble qu'il fait beau.

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L'après-midi se passe tranquillement : les siestes des enfants s'éternisent mais les conversations croisées sur le net me permettent de ne penser à rien.

C'est le soir que tout se gâte. Gilles me demande comment s'est passée cette dernière matinée. J'ai beau lui raconter avec tout l'humour que je peux avoir le déroulement de cette journée, son regard me connait et me laisse à nue devant lui.
J'ai envie de pleurer...
J'ai honte...

J'aimerai juste aller boire un coup, me bourrer la gueule dehors, ne plus y penser... Vite trouver quelqu'un avec qui se mettre la tête à l'envers... (C'est quand même pas très sain des réactions comme ça ! J'me fais honte... Ce qui n'arrange absolument rien à mon envie d'aller picoler.)

mercredi 12 août 2009

Vide


(<---) Vide intersidérale...

Je tourne et retourne chez moi pendant ces dernières après-midi disponibles...
Comme si je ne voulais SURTOUT RIEN FAIREd'utile... afin de prolonger les vacances passées...


Regarder les unes après les autres, encore et encore les photos des Eurockéenes ou d'Ardèche,
écouter en boucle Roberto y Gabriela,
guetter les diverses blogs et boites aux lettres,
parler, parler, parler, voir un max d'amis,
(tout en me disant qu'il voudrait mieux rester sur les bons souvenir plutôt que de se saouler et ne plus rien avoir à se dire)
... et donc tourner, tourner, tourner en rond...

En mettant (enfin) ça en mot, je sens bien qu'il est là le problème (De toute façon, quand la gorge se noue et que les yeux picotent c'est qu'on aborde enfin le cœur du problème !):
la fin de mon été !

Le boulot à plein-temps qui se rapproche, le retour de Lucile et Jonas, le rythme d'école à reprendre, la vraie vie quoi !

Pas cette parenthèse enchantée dans laquelle je vogue depuis le juin avec ces anniversaires et mariages tous les week-end puis ce "décrassage de trentenaire" en règle que furent les Eurockéenes. Comment avais-je pu à ce point oublier la musique ? Comment avais-je pu à ce point oublier comme il est bon de juste boire des canons autour d'un barbecue avec des amis ? Se laisser porter par ses envies... Manger paisiblement, siroter des saveurs oubliées (---->), rêver, découvrir de nouvelles têtes, se sentir désirée et désirer à son tour, refaire le monde,... Et recommencer... et recommencer... et... arriver ainsi au 15 août !

Progressivement, les amis reprennent le boulot et/ou leurs enfants, chacun s'éloigne pour retrouver ses pénates, le temps file pour tout le monde... On essaye bien d'en profiter encore... On essaye de bluffer, de se dire qu'on y est encore... On prolonge... On se fait du mal en même temps qu'on se fait du bien...

Et le soleil, impertinent soleil encore là ! Je me demande si ce ne serait pas plus simple qu'il fasse tout de suite froid et glacial. Au moins ça mettrait un terme à mes illusions : les vacances, c'est fini ! Pour revivre ça, il faudra attendre un an.

vendredi 29 mai 2009

Le surfeur d'argent

(Pour le titre, hommage à Steve Vai, pour les connaisseurs)



Un peu comme Bob qui a essayé de nous expliquer comment il était tombé sur son problème de stat' (Problème de Monty Hall, pour les curieux), je m'éclate à retrouver comment j'en suis arrivée à une page sur la NES alors que je bosse tranquillement sur un plan de réservations pour la mairie de Ste Paule.


Explications...


Tout commence par Deezer. Quand je vais bosser sur un plan bien chiant (ou faut bien passer tout le matériel en revue, ne rien oublier, faire un beau plan propre et précis pour lancer les chantier, j'ai besoin de me créer une petite bulle de musique. Alors soit, je lance la zik et me met au travail. En séléction cette semaine "Le Klub des 7".

...


Je suis interpelée par le style et la voix de ce groupe inconnu. Un clic rapide pour savoir si c'est un recent ou un vieil album... Ghâaa ! Pas de présentation du groupe, pas un lien, rien... Juste quelques commentaires de fans sur Gérard Baste. Il n'en faut pas plus pour piquer ma curiosité.






Qui celui-là ?


Hop, je te le googueulise... et voilà !






Ah, tiens, un gars de Svinkels ? (Celui de droite sur la photo)








(Bon, OK, je ne me suis pas arrêtée au premier resultat de Google, du coup j'ai ouvert d'autres pages que je ne sais pas si j'aurais le temps de lire... mais j'ai arrêté de vouloir lire tous les onglets ouverts avant de fermer mon explorateur ! Enfin presque... C'est vraiment une invention pernicieuse ces onglets*. Françoise, tant pis si tu oublies d'une fois sur l'autre l'"alléluiaïtude" de l'utilisation de la touche "Ctrl" en même temps que le clic, c'est mieux pour ton capital sommeil.)
* Quoiqu'il y a encore pire : TabMixPlus qui permet d'enregistrer tout une série d'onglets à la fois !!! o_O'



Lecture en diagonale, clic, clic, clic, sur trois liens de bas de page, et...




Oh, tiens, il a fait des apparitions sur LevelOne ! Bah, faut que je vois sa tête, j'le remets pas là...







Et hop, j'arrive sur Wiki de LevelOne...



... qui me lance sur la page du mythique Marcus (sur la photo à gauche), qui cause de plein de choses (clic, clic, clic, et encore clic, et clic, mais je survole, ça m'interresse pas tout... Enfin, c'est surtout que j'ai pas le temps ! J'étais en train de faire mon plan môa !)


Et me voici à vouloir soutenir MO5.com (même si moi, perso, c'est plutôt les TO7 de Daniel qui m'ont marqué et les MO6 du collège... ("Elève intéressée et intéressante" qu'elle avait mis Mme Riguto ! Je crois que c'est le plus beau compliment qu'on m'ai fait sur un bulletin scolaire)



Alors je replonge dans cette époque... et même si je ne suis pas et n'ai pas été une grosse joueuse, je verse ma petite larme sur les jeux électroniques double-écran de Nintendo (Le DonkeyKong, trouvé je ne sais où puis oublié dans les toilettes de l'école (bien mal acquis ne profite jamais !) et "Gold Cliff" acheté avec mes sous),





je prend sous le bras comme un vieil ami cette bonne vieille NES trop cubique et si légère (Rhaââ, le Marcus en question a fait une émission RIEN QUE pour mon Maniac Mansion. 9,5/10 dans PlayerOne si j'me souviens bien. Tu vois môman, c'était pas d'la merde LE jeu que tu m'as offert mais que tu planquais dans ta boite à chaussettes en attendant mon anniv' pour me l'offrir.),


mon regard s'embrume en pensant à ces parties de Sorcery, d'Arkanoïd et de BoulderDash sur l'Amiga 500 d'Aline ou ce jeu d'escalade ("Bivouac", trouvé après 2 jours de recherches) sur l'Amiga 1000 du frère d'Ellen (pétard, fallait taper du code pour lancer les jeux de la disquette... Et moi qui peste aujourd'hui quand il faut "monter" des disques sur le Linux de Gilles !!!),

L'amiga 1000

C'était les débuts de Sonic qui allait beaucoup trop vite pour moi...


Je retrouverais bien le nom du jeu d'Aline qui ressemble un peu à Dr. Fruit (jeu de plateforme avec un bonhomme qui a une gueule de poire mais qui doit ramasser des pépites d'or. Y'avais même des ascenseurs blancs sur fil vert dans les niveaux avancés.)
Voici mes armes pour un jour ou j'aurais que ça a f..... !
http://www.grospixels.com/site/micconsoles.php?choix=Titre


Rhââ et l'Exel7 et son jeu de tennis, j'lavais presque oublié. (C'est sur cette bécane que j'ai appris à taper au clavier AVEC LES ESPACES. Quel age j'avais ? Facile à retrouver : je ré-écrivait les paroles du Rap-tout des inconnus et de Déjeuner en paix de Stéfan Eicher. Eté 1991, 12 ans !)





Et en même temps que je cherche de quoi illustrer cet article, je trouve une liste des jeux disponibles sur les TO7 et MO5-6. Ainsi je tombe sur ce jeu. Le calendrier annuel des rugby-men est-il un hommage à cette vieillerie ??? J'en doute, mais ça fait une bonne raison d'illustrer correctement la fin de cette article !


mardi 28 avril 2009

Les neiges d'antan

Mère-grand est dans mes liens, à droite...
... mais il y en a tellement que je voulais vous y guider plus sûrement. Allez-y.


Que j'aurais aimé avoir le temps de prendre un congé sabbatique pour vivre 6 mois avec Mamie et apprendre de la sorte comment se vivait le début du siècle dernier... J'ai encore une chance de pouvoir me rattraper avec Anna ou Mado... Vais-je les laisser filer aussi ???

lundi 6 avril 2009

C'est du lourd

(Pas au sens où Abd Al Malik l'entend mais, écoutez (achetez !) son dernier album, c'est vraiment du lourd !)

Démotivée en ce moment !
Forcement, quand ce genre de chose vous attendent à la maison, y'a pas de quoi être très enjouée.
Non mais c'est à cause de l'insistance de mon chef de me voir arriver à 8h pile.
Je sais pas pourquoi mais ça me mine. u peu comme si le fait d'arriver un peu en retard chaque matin était un espace de liberté vital.
Alors je creuse, je creuse... Essayer de comprendre pourquoi cela m'insupporte tant d'être à l'heure... N'ai-je pas d'autres façon d'exprimer mon "originalité" que par mon manque de ponctualité ?

Et puis c'est tout un tas de questions qui ressurgissent : est-ce à Gilles d'assumer seul les préparatifs du matin ? Faut-il vraiment sacrifier son boulot sur l'autel de la vie familiale ? Et quand bien même, en quoi cela serait-il nul après tout ?

Et mon boulot là dedans ? Alors ainsi, la qualité de mon travail, ma diligence à donner des coups de colliers quand il y a besoin, ma méticulosité dans les plans pour les grosse affaires, ma disponibilité offerte les après-midi ou les soirs en travail à distance depuis chez moi... tout cela n'a donc plus de valeur ? On veut que je sois réactive (plus de plans, plus vite, peu importe la qualité !) On veut que je pointe. Que j'affiche mon planning en grand dans mon bureai, tel une feuille de cadencement.

Et si je debiens nulle au boulot aussi. Si ces guides révèlent tout d'un coup que je ne vaut pas grand chose à mon poste ?  Ou aurais-je alors ma place ? "Rapport à la photo" que vous voyez bien que je n'aurai pas fière allure à la maison non plus.

...

Penser expliquer tout ça à mon chef en lui donnant avec une lettre de démission à utiliser à son bon vouloir...

Puis faire un rapide calcul ;se rendre à l'évidnce qu'il faudra trouver un autre boulot... et que les boulot précaires (caissière, distributeur de journéeau, Mc Do,...) vont rarement de pair avec des horaires flexibles ou une liberté de mouvement...

...

J'ai discuté un jour avec le gardien de la salle en face de la MLIS. Il me disait que l'arme ultime d'une petite nation bien rangée, c'était le crédit. Celui qui vous permêt de rêver mais qui en contre-partie vous sangle. Ne pas protester de peur de perdre son boulot et de ne plus pouvoir payer son crédit... Parce que sinon, en étant un minimum prévoyant, vous pouvez facilement passer 4-6 mois sans boulot en attendant de trouver mieux (ou moins pire). Mais avec 800 à 1000€ qui s'en vont chaque mois quoi que vous fassiez, c'est impossible.
J'avais trouvé sa vision très juste.

...

Oh oui, je suis en train de broyer du noir... Mais que voulez-vous, ça fait un drôle d'effet d'aller au boulot la mort dans l'âme et/ou la peur au ventre... et ce, à même pas 30 ans !
LEs mots sont un peu fort j'en conviens, mais quelque part ils me parlent quand même ! C'est pour dire !
Et à ce stade, ça devient dur de ne pas s'écrouler lorsqu'on nous souffle une remarque sur la taille de son cul, de sa peau, de l'assaisonnement d'un plat ou d'une petit erreur sur un plan de réservation.

...

De là à parler de dépression, je n'en sais rien. Il parrait qu'en dessous d'un mois, on ne peux rien affirmer...
De toute façon, quand on fait une vraie dépression, on s'en rends pas compte, n'est ce pas ?

Et puis regardez ! Le fait de structurer un peu mes pensées par écrit, je vois ien que je me mine à cause d'une lubie insignifiante sur des horaires normaux de travail. Bref, y'a plus qu'à me psychanalyser sur ce point et hop, envolée la grise mine...

D'ailleurs, ne serait-ce pas tout simplement du aux jours qui raccourcissent et au fait que mes louloux soient loin pendant cette semaine de vacances ? Le premier qui dit que ça avait déjà commencé avant, je lui ressort du poulet froid. Non mais !

La methode Coué, c'est fragile !

jeudi 19 mars 2009

La dépression !

Comment définir une dépression... Du moins un début de dépression : je ne prétends pas vraiment connaitre de cette maladie. (Oui, c'est une maladie. Et ça fait du bien parfois de se le rappeller pour ne pas en porter seul toute la responsabilité !)

Je crois que j'ai pas mal retranscrit la chose en causant avec Eric hier. (Pour mémoire, il m'avait posé la question "Comment reconnaitre la deprime vs la flegme et l'envie de rien ? Comment se passe la vie sexuelle des ornithorynques ?" et avait besoin de quelques minutes pour "finir un gel". Du coup, MODE [remplissage de messagerie] ON !!!)

Souvenirs d'un an en arrière :

23:40 moi : Mais revenons à nos moutons...
23:41 Le ciel, on s'en fout,
c'était juste pour briser la glace t'as dit !
Comment reconnaître une déprime ?
Bin... je t'avoue que je me suis posé la même question en octobre dernier…
ou p't’être même en septembre...
23:42 Tout d’abord tu commences à plus avoir envie de t'occuper de ton chez toi… Alors tu attends et tu te dis que ça va passer
23:43 pis ça passe pas alors d'essayes de te mettre des coups de pieds au cul...
mais tout seul, c'est quand même vachement pas facile...
pis les mois passent et les obligations s'entassent... Tu ne gères que les urgences
23:44 pis tu te dis que t'es vaguement en train de déprimer
mais bon la "déprime" c'est une vraie maladie et tu sens que t'en n'es pas encore là
23:46 et pis si t'as la chance d'avoir un conjoint qui préfère nier tout en bloc (mais qui en est au même stade de motivation que toi !) bin, hors de question d'en parler...
Pis si c'est pour avoir l'avis d'un autre dépressif que t'es sensé soutenir pour pas
qu'il t'écrase sous son propre poids, c'est pas top...
23:48 Et pis tu vois bien autour de toi que les gens qui vont voir des psy de toute façon ils vont pas mieux...
... et que le business de la dépression il est un peu sans fin.
Qu’au bout d’un moment tu consultes pour consulter… comme une drogue !
bref...
23:49 mais tu te dis quand même qu'il te faudrait un avis extérieur, quelqu'un qui te fasse sortir de ton tournage en rond dans ta tête à ressasser des trucs qui ne te posaient pas problème y'a encore deux mois pis qui maintenant te font broyer du noir
23:50 genre... tu t'es fais largué au CP ou t'aurais jamais du acheter ce CD de Mickael Jackson en 4e, ou...
des trucs insignifiants et qui pourtant ajoutent à ta somme de trucs qui vont pas, qui te font dire que t'es un looser et tout...
(Ah ah, j'ai tapé du texte hein ? Et attends, j'ai pas encore fini !)
23:52 Donc, bref, là, tu essayes de te tourner vers ta famille (mais t'as tellement pas de quoi te plaindre : t'as une vie tellement merveilleuse selon les standards !... et pis ça fait déjà 3 WE qu'ils te prennent tes gosses ou alors ça fait déjà 3 fois qu'ils te changent les idées en plantant le WE qu'ils avaient prévu)
Les potes ? Bah excuse du peu mais c'est les seuls avec qui t'as encore vaguement l'impression de délirer dons tu vas éviter de les faire fuir...
23:53 pis s'ils ont rien remarqué c'est bien que ça les embêterait que tu leur mette le nez dans ton caca.
23:54 Bref, là, moi j'ai eu la chance d'avoir obtenu à la sortie de la maternité les coordonnées d'une psy pour enfants / parents (parce que j'avais envoyé bouler une infirmière après ma nuit blanche / montée de lait, et donc ils m'avaient cataloguée "baby-blues")
23:55 J'l'avais vu tranquillou (enfin presque !) à ce moment là et elle m'avait dit « je ne vous rappelle pas, on ne se prévoit pas de rdv maintenant, mais donnez moi de vos nouvelles ».
23:56 Bref, j'ai repris rendez-vous. Je lui ai raconté que je m'en sortais pas, que je savais que le problème venait à l'origine d'un gros manque de sommeil mais que là, ça dépassait ce stade et que je ne pouvais pas compter sur mon mari pour me sortir de ce merdier dans lequel il était aussi.
(sûrement en moins pire puisqu'il refuse toujours d'avouer ;-p)
23:57 Elle a creusé, mais pas tant que ça...
Est-ce que c'est le fait d'avoir vidé mon sac ? Est-ce que c'est REELEMENT sa phrase qui m'a débloquée ?
Bref, ça m'a mis le coup de pied au cul qu'il me fallait.

23:58 et depuis vogue la galère...
Bon, OK, j'ai pas encore tout fini de me motiver pour traiter la montagne de paperasse en retard depuis août dernier...
mais au moins, j'avance chaque jour...
23:59 (enfin plus trop depuis les eurock' et cette méga tarte dans la gueule que je me suis pris avec toute l'équipe mais, ça c'est une autre histoire !)
00:01 nota : sa phrase c'était "ça sert à rien de vouloir récupéré ce le temps qui est passé ou de vouloir vous excuser pour votre manque d'amour passé : votre fils, il vit au jour le jour. A partir d'aujourd'hui vous recommencez tout à zéro avec lui."
00:02 Ouais parce que moi mon soucis c'était de vouloir épargner à Jonas les accès de speed de Gilles et les comparaisons d'avec Lucile de ma mère...
enfin, c'était peut-être pas le problème initial mais c'était en tout cas, ce qui m'empêchait d'avancer.
00:03 Je crois bien que le problème initial c'était le cul...
enfin le manque de cul...
00:04
parce que j'ai passé toute ma grossesse à me faire regarder comme un uterus sur pattes par mon gynéco, ma mère et mon mari et que du coup niveau estime de soi
c'est pas top !
Et du coup, je crois bien qu'inconsciemment j'en voulais à ce con de fils !
00:06 Enfin je m'aventure dans des considérations un peu trop psycho-truc-muche, là...
Bref, moralité, pour reconnaître une déprime je pense qu'il faut attendre trois mois environ (t'as vu je t'ai attendu en racontant ma vie, je suis forte hein ?)
Eric: je me suis trompé, va falloir encore 15-20min, mais t'as l'air bien lancée alors je te laisse faire!
00:08 (oui, très forte ma grande, mais tu le sais déjà!)
a de suite
moi: (bah, question papotte oui je sais faire... tu reviens quand même hein ?)
Eric: oui!
départ pour retour proche
00:09 moi: bon donc... aussi si tu me coupes tout le temps comment veux-tu que je m'y retrouve ?
Donc…
attendre 3 mois...
et si pas d'amélioration, ne pas hésiter à aller voir un pro pour vider son sac et voir de quoi il en retourne (avoir une vision extérieure, quelqu’un qui s’en fiche et que t’as pas besoin d’épargner, qui je reverra jamais ensuite donc que tu peux tomber les masques et tout et tout.)
00:10
(moi j'ai eu la chance d'avoir une pro pas trop pro du coup elle m'a pas mis sous Prozac tout de suite !)
pis j'ai rien eu à payer aussi car maison d'accueil publique et tout et tout
00:11 mais c'est sûr que quand tu reçois ta confirmation de rendez-vous par courrier et que sur l'enveloppe y'a écrit "Vinatier", ça fait bizarre !!!
Rien osé dire à Gilles ni à ma mère...
00:12 Bon et alors, le problème c'est le cul ou c'est que le reflet d'un problème ?
Perso je crois que c'est le reflet d'un problème mais que c'est aussi l'antidote...
00:13 Dans le genre, « c'est en forgeant qu'on devient forgeron » et « l'appétit vient en mangeant ».
Disons que dans se domaine là, au moins, quand on se met un coup de pied au cul, ça porte ses fruits tout de suite...
Eric: bon, me suis planté, c'est tout a l'heure que je devrai me reabsenter, la
je lisais tout ton roman (;-)
00:14 moi: Bon bin lis et ferme ta gueule !
;-p
Eric: et donc, je t'en prie, termine
moi: mais tu tombes bien car après j'ai à traiter le sujet que tu m’as donné sur les envies de glace qui passent et là… j'étais moyen inspirée !
00:15 Ouais, je termine ! Donc le cul serait l'antidote...
Par contre c'est con que tu puisses pas faire du sexe juste pour raviver un peu ton couple
… sans risquer de te retrouver à nouveau papa !
00:16 Déjà, à mon avis, si tu arrivais à virer ce « couperet » d'un deuxième bébé pendant 6 mois ça te permettrait d'être moins speedé par le temps ! Te concentrer sur toi, sur où t’en est et tout et tout.
VOILAAAAA, j'ai fini !
Eric: ouf


Après, c'est plus du ressort de SA vie privée donc même si y'a quelques échange interressants (et surtout SON point de vue), ça n'a pas à apparaître ici, isn't it ?

A redatter du 19/08/2009 dans quelques mois.

vendredi 12 décembre 2008

Le pouvoir

Long enchaînement de commentaires sur cet article : Sac de riz et petites trahisons. (A lire absolument si vous voulez comprendre la suite de ce billet.)
Tous lus et tous font écho en moi...

J'aimerais vous étaler ici le fond de ma pensée mais je la trouve fort vide, ma pensée. Rien de construit, rien de fort et de dur... Un peu comme dans le Péril jeune "On sait pas ce qu'on veut mais au moins on sait ce qu'on veut pas !"

Que j'aimerais que vous me donniez vos points de vue sur "l'amour du pouvoir qui fait se renier", sur "le nivellement par le bas orchestré par les média", sur "la date de péremption des idéaux", "la notion de sociotrans' citée par NulleEnPseudo'" (que j'ai en plus le travers de conjuguer à l'envers !!! Nivellement par le bas ? Chez moi, on ne pourra pas dire que c'est la faute à la télé !) et surtout, surtout, si vous pouviez expliquer longuement, lentement (pour qu'elle comprenne) à cette tête de mule du 21e siècle que je suis pourquoi je suis si pessimiste, fataliste, égoïste, retirée, désengagée, etc... Bref, tout ce qui, semble-t-il, caractérise ma génération (et encore c'est pas la pire, regardez ses beaux sursauts de lucidité, comme ça, au détour d'un message de blog ! Un peu comme les réflexes musculaires quand on électrocute une grenouille sans vie !) Alors qu'elle sait bien qu'il faudrait faire face, lutter, hurler, agir, défendre, informer, etc...

Je ne sais pas comment vous faites, vous, mes idéaux !!! J'en pleure d'impuissance !

lundi 1 décembre 2008

Suite

Je sais bien que l'histoire se répète, qu'un électrochoc serait la meilleure arme pour que tout le monde se remette en selle... Faut-il alors sacrifier tout ce pour quoi vous vous êtes battu ? Faut-il tout raser en bas pour enfin se débarrasser des aberrations qui sont au-dessus. Nous n'avons pas encore atteint la misère sociale qui a fait le berceau de la révolution française ou de mai 68. Faut-il attendre encore !!!
Moi en tout cas je n'ai pas le courage de me battre seule contre tous... et qui plus est pour préserver mes "supérieurs" plus que moi. J'ai la naïveté de croire que je saurais me serrer la ceinture le temps qu'il faudrait pour que les élites aussi soient dans la boue. Pour que les idéaux ressurgissent. Pour que chacun se sente concerné...
Pour que les plus faibles meurent ? Pour que les middle-class soient trop asphyxiés pour se relever ? Pour que règnent les plus pourris ? Et dire que c'est une alternative que j'envisage presqu'aussi sérieusement que l'inutilité de mes cotisations retraite. C'est comme ça qu'il "nous" convainc le petit-en-talonnettes : il nous fait croire qu'en jouant "chacun pour soi", on pourra tenir plus longtemps que "les autres" et avoir droit à une part du gâteau une fois qu'il l'aura écrémé... Mais pourquoi il rajoute encore de la chantilly alors ???

L'asphyxie...

Ils détruisent. On veut préserver. Alors qu'on devrait plutôt reconstruire... mais quoi ! Elle est là ma question ? Quoi c'est ce qu'on pourrait reconstruire ?

vendredi 31 octobre 2008

A quoi sert-il de bloguer...

... quand tout est déjà dit, partout.
... quand d'autres plumes parlent déjà si bien.
... quand on glisse dans le train-train de la ménagère de moins de 50 ans avec un quotidien qui devient aussi original que "dodo" après "métro-boulot".

Pour ajouter son grain de sel ?
Pour exprimer ses sentiments ?
Pour se sentir unique ?

Cela dépend sûrement des jours et de l'humeur...

En tout cas, pour partager :

Découvrez Katie Melua!



jeudi 25 septembre 2008

A travers le prisme des blogs

Bah oui, quand on écrit un petit mot sur son blog, c'est qu'on a le temps, qu'on est reposé, qu'on a quelque chose de valorisant à partager...
... alors tout de suite quand on est un peu moins productive et qu'on "zone" sur les blogs des autres, on se dit qu'on n'est qu'une loque, qu'une merde, qu'on est la seule à ne pas avoir tous ces talents, à se laisser déborder, tout ça tout ça !

Et bien je ne veux pas continuer à vous faire croire des choses... Sachez qu'en ce moment, je suis complètement larguée, dépassée, inactive, vivant dans un taudit (que même avec l'aide de ma ménagère de cousine, le lendemain j'ai déjà remis autant de linge à plier !), laissant les choses s'accumuler.


Je vous envoie cette photo à la fois comme une bouteille à la mer à la recherche d'une équipe de sauvetage et comme un phare au milieu d'une mer inexplorée pour des navigateurs qui se croiraient seuls.


Et non, ce n'est pas passager, ce n'est pas que la photo d'un jour,... C'est comme ça depuis plus d'un mois. Et idem dans le frigo avec les légumes, idem dans la panière à linge avec le linge sale, idem avec les papiers urgents à traiter, idem avec les amis à contacter, idem partout !!!

mercredi 20 février 2008

Longueurs...

Aujourd'hui c'est donc la fin.

Un câlin, un vrai, avec du sexe dedans, jusqu'au bout...

Cela sonne la fin de cette longue, longue, trop longue période d'abstinence... ou je me voyais à travers le regard de Gilles comme un simple "sac à bébé". Je n'était plus une femme, sa femme, son amoureuse, son amante...
Etrange sensation que de n'être plus qu'un corps-enveloppe-de-bébé qui ne suscite plus le moindre pétillement d'oeil, plus la moindre envie de câlin ou de douceur, plus une once d'excitation...

Alors, c'est vrai, c'est beaucoup plus facile d'en parler après coup. Après avoir enfin retrouvé le bisou du soir quand il rentre, bisou spontané, qui n'a pas eu besoin d'être demandé. Après avoir été enfin serrée dans ses bras après une journée harassante ou j'ai juste besoin d'une minute de réconfort dans des bras amoureux pour pouvoir affronter la soirée.

Est-ce à force d'en parler faussement négligemment à qui voulait l'entendre ? Est-ce l'intervention extérieure d'une amie un peu plus proche qui a su relayer ma souffrance aux oreilles de monsieur ? Est-ce que les hormones usants particulièrement ma patience, j'ai dévoilée une face obscure de moi même ces derniers jours (irritation à fleur de peau en fin de journée, larmes qui ne pouvaient plus être retenues et qui sortaient à la moindre occasion, coups de speed devant Lucile... ???)
Bref, je ne sais pas ce qui a enfin provoqué le déclic chez Gilles...

... mais ça y'est depuis une semaine, j'ai refleuri. Et ce matin il m'a prouvé que, tout gêné qu'il est de se retrouver dans un corps à corps où nous ne somme plus seulement deux, il m'aime quand même et que je peux encore lui donner du plaisir.

J'en ai les larmes aux yeux... de l'écrire... de voir cette happy end enfin arriver.
Avant que ce ne soit à moi d'affronter mes non-envies de fraîchement-accouchée pour satisfaire ses envies à lui...

Non, y'a pas a dire, ça n'allait plus du tout il y'a encore une semaine ! J'en étais quand même à me demander si, pour tout le temps qu'il me restait avant d'accoucher, il ne valait pas mieux tout abandonner, me débarrasser de ce fardeau, (oui, faire une IVG si vous voulez me l'entendre dire !) histoire de retrouver mon Gilles avant qu'il ne parte définitivement pour un corps de femme qui ne soit pas un sac à bébé comme moi. Après tout, on aurait qu'à adopter !
Je me demandais qui j'allais appeler de mes anciens admirateurs insistants pour pouvoir juste "tirer un coup", me sentir encore un peu femme. Tout en sachant très bien que ce n'était pas que d'une histoire de cul dont j'avais besoin mais aussi de douceur, de complicité, de partage. Allez demander à votre amant de vous passer de la crème sur le ventre après lui avoir dévoilé vos charmes !
Et puis, ce regard, ou plutôt cette absence de regard de Gilles m'avait bien refroidi : serai-je toujours attirante pour ces amants potentiels ? Sûrement que non puisque, sur mon homme à moi, je faisait le même effet que la tapisserie du salon... Non, assurément, je devais être bien laide pour forcer à ce point l'indifférence.


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C'est bien là peine d'avoir les hormones en ébullition si on ne peut pas compter sur son homme quand on se réveille en pleine nuit les jambes fiévreuses et la poitrine haletante... Et bonjour l'inconfort toute seule avec un gros ventre !
Il n'y avait qu’à se rendormir sagement en se demandant quel pouvait bien être le rêve qui m'avait mis dans cet état là !?!

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Bon, il ne faut pas que je me réjouisse trop tôt : il s'est forcé ce matin, il se retenait, il n'y était pas à fond... Ce sera donc peut-être la dernière fois avant encore longtemps. Mais au moins je vais peut-être à nouveau m'accepter enceinte, accepter ce corps changeant, qui ne me posait pourtant pas de problème avant.


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Tiens, j'y pense : il a posé sa main sur mon ventre avant, ce matin. Je lui ai dis que ça dormait. Est-ce qu'il avait prévu de lui dire quelque chose ? Un truc genre, "excuse-moi, p'tit gars, je vais te déranger quelques instants." ? Est-ce pour ça qu'il ne s'est pas donné à fond : pour ne pas le réveiller ?

Je ne saurais pas...
Je doute qu'on en parle... Juste je lui répèterai "merci pour ce matin" quand il me prendra dans ses bras ce soir.





Oui, prends-moi dans tes bras ce soir, mon amour...

Jonas

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Lucile

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